
Accroché aux limbes, pulvérisé d’impertinence, grossièrement doté de pendicules réversibles, souriant de cette mâchoire olfactive, poussé dans les retranchements des mansuétudes, handicapé par ce déchaussement des idées et soudain, soudain, harponné par l’effigie ressuscitée d’un gnome attristé de n’être que fantôme. C’est colère esbaudie et déhanchements matutinaux. Quand tu reviens de tes longues nuits, des vitrines de l’attirance et des avenues peuplées de grimes. Vautours sulfureux et sorcières fardées, putains chaloupées sur les fresques assassines. Pièges maudits des insomnies, quand cabales et courtines se jettent à l’assaut des passions. Murailles assouplies du fortin, ardeur rétractile. Chaque millimètre de ta peau est dessiné de tes oublis. Supplice intime et corrosion féline. Danse, cyclone arraché à la vue dans une tempête de filins. Crochets, anneaux, nœuds de velours aux écrins de l’épine.
Vous boirez bien un complice, laperez gaîment le sirop des fluences, quand les radioactivités brûlent le parchemin des mutins.
Apostrophé de la Nuit, écorché sous l’aiguille, exalté comme ce chien affolé de tes nudités. Estropié des impatiences fétides, je compte les coups donnés sous les boutades de tes escarmouches. Celles vécues sur les boulevards de la nuée, aux lumières du cénacle enfoui sous la plaie. Que d’ombre amplifiée par le décor des rapines, que de beauté sous l’espièglerie des maquerelles de l’orgie ! Qui trônent en silence dans le palais assourdi.
Vous prendrez bien un dernier poison, une petite ciguë des orfraies, un ultime pédoncule musqué par la vermine. Celle qui découvre la rougeur anodine des abrasions rétiniennes. Quel spectacle tu offres, dans ce capharnaüm distillé de particules éruptives.
Je reviens soûl de tes effluves. Démantelé, extirpé aux aurores, déchiqueté de souvenirs incandescents. Piétiné de tremblements rétifs. Comment ne pas jouer aux voyances, ne pas réciter le vers liminaire qui a fait exploser le corps absous des amants maléfiques ?
Liquéfié, martyrisé, fouetté de jouxtes, giflé de miel et gorgé d’hameçons dorés sous les dards, exposé aux malignités des juges, rongé par le rire des vengeances. C’est mouvements erratiques et tension du soufre. Clous, scalpels, cravaches. Quelle engeance pour quels méfaits ? Le parfum des sévices a des humeurs corrosives. Et j’exfolie les aveux de tes papilles.
Sous la charpente, tu clones les scintillements sauvages et tu instilles aux étrivières la liberté d’un signe.